Partir à 2 et se réunir à 35

  • 16-18 juillet 2013

Denis VARASCHIN, président de l’Université de Savoie (UDS, devenue depuis Université Savoie Mont Blanc, ou USMB) reçoit Christine GANGLOFF-ZIEGLER, présidente de l’Université de Haute-Alsace (UHA) à Chambéry.

Sur fond de mise en place de la loi FIORASO, votée le 22 juillet, il s’agit de comprendre la structuration alsacienne qui a donné naissance à la notion de « rattachement » devenue « association » dans la loi.

Cette rencontre initie un rapprochement privilégié entre ces deux universités, qui dans un communiqué final indiquent vouloir ouvrir le dialogue avec d’autres établissements.

Le power point de l’UHA présenté en cette occasion porte un titre prémonitoire : « Une belle aventure qui s’engage ?… ! »

  • 28 août 2013

A Paris, dans les locaux de la CPU, boulevard Saint-Michel, UHA et USMB proposent la mise en place d’un réseau des universités pluridisciplinaires hors santé (U3).

Neuf présidents sont présents : outre Christine GANGLOFF-ZIEGLER et Denis VARASCHIN, il s’agit de Jean PEETERS (Bretagne-Sud), Pascal REGHEM (Le Havre), Rachid EL GUERJOUMA (Le Mans), Mohamed AMARA (Pau), Fabrice LORENTE (Perpignan), Marc SAILLARD (Toulon) et Mohamed OURAK (Valenciennes).

Par ailleurs, huit présidents font connaître leur souhait d’être informés des discussions : Francis MARCOIN (Artois), Emmanuel ETHIS (Avignon), Mohamed ROCHDI (La Réunion), Roger DURAND (Littoral), Gilles ROUSSEL (Marne-la-Vallée), Emmanuel ROUX (Nîmes), Youssoufi TOURE (Orléans), Eric CONTE (Polynésie).

Deux autres établissements, qui sont en dehors du périmètre U3, manifestent aussi leur intérêt pour en savoir plus sur l’initiative : Angers (Jean-Paul SAINT-ANDRE), INSA Rouen (Jean-Louis BILLOET).

Il s’agit d’être force de propositions au sein de la CPU autour de la politique de site qui se dessine, de les communiquer et de « constituer un réseau des universités pluridisciplinaires hors santé ».

  • 24 janvier 2014

Une première tribune annonce la mise en place d’un « réseau » de 12 universités : Bretagne-Sud, Chambéry, Le Havre, La Réunion, Le Mans, Littoral, Mulhouse, Nîmes, Pau, Perpignan, Toulon, Valenciennes.

Interrogatives face à la politique de site qui se met en place, elles souhaitent « un État partenaire attentif à une gouvernance concertée des sites et au respect de la diversité de ses universités et de ses territoires ». Elles « entendent que :

– la politique de site soit construite autour d’un projet partagé et équilibré, respectueux des spécificités et de la capacité d’entreprendre de tous les établissements ;

– la structuration et la répartition de l’offre de formation au sein des sites, notamment de niveau master et doctorat, soient équilibrées et harmonieuses ;

– la répartition des fonds structurels européens et nationaux favorise l’irrigation de l’ensemble des territoires ;

– l’évolution du modèle de répartition des moyens Sympa prenne en considération les conditions particulières qu’elles connaissent dans l’accomplissement de leurs missions. »

  • Septembre 2014

Une deuxième tribune en appelle, sur la base d’exemples concrets, à la nécessaire prise en compte de l’ensemble des écosystèmes territoriaux à l’heure où les nouvelles technologies facilitent les rapprochements. Intitulée « Pour un développement intégré des territoires », elle est signée par 11 présidents : les 12 initiaux, sauf Bretagne-Sud.

 

  • 8 décembre 2014

La troisième tribune, « Universités : en quête de l’excellence absolue… ou relative ? », est adressée à la presse de la part de 11 universités qui se présentent sous le nom de PMU (Petites et Moyennes Universités). Elles se sont regroupées « considérant que les engagements d’équité territoriale et de démocratisation de l’enseignement supérieur, exprimés par ailleurs dans la loi de 2013, à la demande de parlementaires, ne pouvaient être tenus. La volonté de concentration des structures et des moyens au sein des ComUEs, conçues à l’échelle métropolitaine, conduit à asphyxier lentement mais sûrement les établissements situés hors des métropoles, tout en mettant en place des organisations d’une taille telle qu’elles en deviennent difficilement gouvernables de manière efficace. Le postulat « il faut arroser où c’est mouillé » a, par ailleurs, déjà fait la preuve de ses limites. En effet, la recherche intensive n’est pas tant une question de volume global de recherche sur un site que de rapport entre la taille du site et les résultats obtenus. »

  • 29 mai 2015

Publication de la tribune « Universités, Villes et Territoires : quel avenir pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche français ? », cette fois signée par 21 présidents dont certains sont à la tête d’universités qui ne relèvent pas du groupe U3, et d’une taille plus importante.

Il y a là des anciens de la première heure : Mohamed AMARA, Roger DURAND, Rachid EL GUERJOUMA, Christine GANGLOFF-ZIEGLER, Fabrice LORENTE, Francis MARCOIN, Mohamed OURAK, Jean PEETERS, Pascal REGHEM, Mohamed ROCHDI, Jean-Paul SAINT-ANDRE, Denis VARASCHIN, ainsi qu’un successeur d’un des premiers venus, Éric BOUTIN, président de l’Université de Toulon.

Les nouveaux signataires sont Michel BRAZIER (Picardie Jules-Verne) ; Anne FRAÏSSE (Montpellier 3 Paul-Valéry), Yves JEAN (Poitiers), Corinne MENCE-CASTER, (Antilles), Jean-Michel MINOVEZ (Toulouse – Jean-Jaurès), Pierre SINEUX (Caen-Normandie), Danielle TARTAKOWSKY (Paris 8 Vincennes Saint-Denis) et Loïc VAILLANT (François-Rabelais, Tours).

  • 12 juin 2015

Dans les locaux de la Caisse des dépôts et consignations , à Paris, à l’initiative de Villes de France et en partenariat avec le réseau des présidents des Petites et Moyennes Universités est organisée une journée de réflexion sur le thème « Universités-Territoires : Réussir ensemble ». De nombreux élus élus sont présents et les actes sont publiés.

La présence de Marie-Hélène GRANIER-FAUQUERT (Dgesip) atteste l’intérêt que suscite l’entrée dans le débat des territoires. Après la loi FIORASO de 2013, les lois MAPTAM de 2014 et NOTRe de 2015 font définitivement prendre conscience aux collectivités territoriales du basculement structurel qu’opère le choix métropolitain.

  • 1er juillet 2015

A l’occasion de la journée organisée dans les locaux de la CDC, la représentante du ministère avait indiqué le souhait de programmer une journée de travail partagé. Pour lancer un débat qui ne s’organisera finalement pas, 23 présidents publient le 1er juillet 2015 « Les 12 propositions des Universités de recherche et de formation » qui se regroupent autour d’un modèle politique inclusif, un modèle académique simplifié, un modèle économique pérenne. Les signataires sont Mohamed AMARA, Éric BOUTIN, Michel BRAZIER, Roger DURAND, Rachid EL GUERJOUMA, Anne FRAÏSSE, Christine GANGLOFF-ZIEGLER, Yves JEAN, Fabrice LORENTE, Francis MARCOIN, Corinne MENCE-CASTER, Jean-Michel MINOVEZ, Mohamed OURAK, Jean PEETERS, Pascal REGHEM, Mohamed ROCHDI, Jean-Paul SAINT-ANDRE, Pierre SINEUX, Loïc VAILLANT et Denis VARASCHIN. Viennent s’ajouter à eux Gilles BAILLAT (Reims Champagne Ardenne) et Olivier DAVID (Rennes 2).

C’est un premier tournant avec la confirmation de la taille croissante du groupe, et donc de son attractivité, ainsi qu’un passage marqué de la critique à la proposition.

  • 29 septembre 2015

14 représentants du réseau rencontrent Thierry MANDON, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, nommé en juin 2015. Ils abordent ensemble les questions des regroupements versus concentrations, les visions de l’évolution du paysage universitaire dans les prochaines années, l’évolution et la répartition des moyens. Thierry MANDON dit défendre un modèle unique d’université et l’excellence partout où elle se trouve.

 

  • Septembre 2015

Dans une tribune intitulée « Au nom de la loi », les 23 présidents s’expriment face aux pressions connues sur le terrain qui poussent à la fusion alors même que la loi de 2013 prévoit différents modes de regroupements.

  • 24 janvier 2016, « Pia, un défi démocratique »

La question de la répartition des moyens, alors que s’annonce le PIA 3, apparaît cruciale à 23 universités, mais pas tout à fait les mêmes que précédemment car des élections commencent à apporter leur lot de changement. On observe deux entrées (Avignon avec Philippe ELLERKAMP, Rouen avec Cafer ÖZKUL) et deux sorties (Gilles BAILLAT et Jean-Michel MINOVEZ).

  • Octobre 2016

Le rapport d’octobre 2016 sur les « Petites et moyennes universités » de Pascal AIME, de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), suscite de nouvelles interrogations. En effet, bien que non publié, il est  cité dans des discours et  publications comme le rapport de Jean-Richard CYTERMANN, chef du service de l’IGAENR, paru le même mois, portant « Simplification des instruments de coordination territoriale et articulation avec les initiatives d’excellence », qui proposait d’aménager le système afin de préserver sa philosophie d’ensemble.

Ce rapport, finalement rendu public par la presse, suscite en réponse la tribune du 1er février 2017, signée par 25 présidents : « Le rapport IGAENR sur les PMU : CQFD ».

 

  • Janvier 2017

La tribune « Pour des universités de formation et de recherche partout sur le territoire », marque de nouvelles avancées. En effet, après les élections de 2016, le groupe se renforce avec 29 signataires, dont bien des nouveaux présidents. Alors que leurs prédécesseurs souhaitaient majoritairement conserver leur liberté et signer les tribunes sous leur nom et au cas par cas, la volonté de se structurer progresse ; il s’agit largement de la conséquence des pratiques observées lors des élections de 2016 pour le renouvellement des instances de la CPU.

Une nouvelle dynamique est impulsée, tant de la part des plus ou moins anciens (Mohamed AMARA, Éric BOUTIN, Olivier DAVID, Rachid EL GUERJOUMA, Philippe ELLERKAMP, Christine GANGLOFF-ZIEGLER, Yves JEAN, Fabrice LORENTE, Jean PEETERS, Pascal REGHEM, Emmanuel ROUX, Denis VARASCHIN) que des nouveaux venus : Joël ALEXANDRE (Rouen Normandie), Annick ALLAIGRE (Paris 8 Vincennes Saint-Denis), Mohammed BENLAHSEN (Picardie Jules-Verne), Alain CELERIER (Limoges),  Pierre DENISE (Caen-Normandie), Nathalie DOMPNIER (Lyon 2), Guillaume GELLE (Reims Champagne Ardenne), Patrick GILLI (Paul-Valéry, Montpellier 3), Daniel LACROIX (Toulouse – Jean-Jaurès, Toulouse), Pasquale MAMMONE (Artois), Frédéric MIRANVILLE (La Réunion), Jean-Marc OGIER (La Rochelle), Christian ROBLEDO (Angers), Pierre-Marie ROMANI (Corte), Hassane SADOK (Littoral), Hélène VELASCO-GRACIET (Bordeaux Montaigne).

  • 17-18 juillet 2017 : première rencontre AUREF à Corte

Alors que la décision a été prise de former une association loi 1901, l’Alliance des universités de recherche et de formation (AUREF), encore dans les limbes, se réunit à l’université de Corse Pasquale-Paoli, à Corte.

Dans ses conclusions, elle « affirme son attachement à l’égalité des territoires et le rôle essentiel joué dans le développement économique, social et culturel par des établissements conservant leur pleine capacité de décision » et annonce qu’il « souhaite mieux articuler les actions des établissements membres pour renforcer les collaborations et complémentarités entre eux. Forte de l’importance de l’AUREF comme espace de débats et interlocuteur des décideurs politiques, et pour renforcer cette logique de réseau, les membres ont décidé de se constituer en association. »

  • 25 août 2017

Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, reçoit Christine GANGLOFF-ZIEGLER, Mohamed AMARA et Denis VARASCHIN pour leur indiquer les grandes lignes de son action à venir, et notamment le Plan étudiant envisagé. L’AUREF obtient d’être, comme l’est déjà la CURIF, invitée aux concertations organisées par le Ministère.

  • 21 septembre 2017

L’assemblée générale constitutive de l’AUREF se déroule dans les locaux de la CPU. Les 31 chefs d’établissements qui sont présents ou représentés élisent Christine GANGLOFF-ZIEGLER en qualité de présidente. Elle est secondée par deux vice-présidents (Mohamed AMARA et Yves JEAN), un trésorier (Denis VARASCHIN), un secrétaire (Rachid EL GUERJOUMA) et deux membres (Paul-Marie ROMANI et Hélène VELASCO-GRACIET).

Le siège de l’association se situe à Chambéry, dans les locaux de l’université.

A partir de cette date, l’engagement personnel des présidents devient celui de leur établissement.

  • 13 novembre 2017

Le parlement auditionne Christine GANGLOFF-ZIEGLER, Mohamed AMARA et Denis VARASCHIN sur les réformes envisagées, notamment pour l’entrée en premier cycle. Ils expriment des réserves sur l’agenda, les moyens mobilisés et l’organisation à venir.

  • 29 novembre 2017

La rencontre entre Thierry COULON, conseiller éducation, enseignement supérieur, recherche et innovation auprès du Président de la République, Christine GANGLOFF-ZIEGLER et Rachid EL GUERJOUMA, confirme un choix en faveur de certaines universités qui ne s’accompagne pas  d’un souci d’évaluation des résultats et conséquences la politique menée.

  • Début 2018 : « Budget de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche 2018 : baisse de la dotation par étudiant-e et polarisation de la recherche »

Les entrevues n’ont pas permis d’obtenir des assurances sur la question de l’équité de la répartition des moyens, ce que confirme le budget 2018. En conséquence, 30 présidents signent un communiqué consacré au sujet : Joël ALEXANDRE, Mohamed AMARA, Abdelhakim ARTIBA (Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis), Mohammed BENLAHSEN, Éric BOUTIN, Alain CELERIER, Olivier DAVID, Nathalie DOMPNIER, Pierre DENISE, Rachid EL GUERJOUMA, Philippe ELLERKAMP, Christine GANGLOFF-ZIEGLER, Guillaume GELLE, Patrick GILLI, Yves JEAN, Daniel LACROIX, Fabrice LORENTE, Pasquale MAMMONE, Frédéric MIRANVILLE, Jean-Marc OGIER, Jean PEETERS, Pascal REGHEM, Christian ROBLEDO, Hassane SADOK, Pierre-Marie ROMANI, Emmanuel ROUX, Hélène VELASCO-GRACIET, Denis VARASCHIN. Viennent s’ajouter à eux deux nouveaux : Brigitte PRADIN, directrice de l’Institut National Universitaire Champollion (Albi) et Philippe VENDRIX, président de l’Université François-Rabelais (Tours).

  • Février 2018 : deuxième rencontre AUREF à Lorient

Les intempéries ne permettent pas un rassemblement aussi large qu’espéré, mais le colloque CPU de 2019 permet de se retrouver à l’Université de Bretagne-Sud (Lorient).

  • 18-19 juillet 2018 : troisième rencontre AUREF à Annecy

Les discussions portent sur les relations avec l’Etat et le dialogue annuel de gestion annoncé ; un retour d’expérience de la mise en œuvre de la loi ORE et de Parcoursup en particulier ; les universités et les territoires ; l’évaluation de la politique publique de structuration de l’ESR.

 

  • 29 novembre 2018

Un communiqué de presse exprime sa solidarité envers l’université de La Réunion, qui doit faire face à des circonstances exceptionnelles.

 

  • 30 novembre 2018

Un autre communiqué sur les « Droits d’inscription pour les étrangers extra-communautaires est le premier texte signé « AUREF ». Les 35 établissements regroupés demandent le retrait du texte et la mise en place d’une concertation.

  • 20 décembre 2018

Le renouvellement des instances de la CPU s’opère dans des conditions plus satisfaisantes qu’en 2016 du fait d’un contexte différent.

Christine GANGLOFF ZIEGLER est élue vice-présidente de la CPU, aux côtés de Gilles ROUSSEL (président sortant) et d’Olivier LABOUX (Nantes).

Trois présidences de commissions reviennent à des membres de l’AUREF, contre une seule précédemment : relations internationales (Mohamed AMARA), Formation et insertion professionnelle (Guillaume GELE), Vie étudiante (Philippe VENDRIX).

Trois autres membres de l’AUREF sont élus à la CP2U, contre un seul précédemment : Nathalie DOMPNIER, Frédéric MIRANVILLE et Jean-Marc OGIER.

Conformément à ses engagements, Christine GANGLOFF ZIEGLER renonce le jour même à ses fonctions de présidente de l’AUREF. Denis VARASCHIN lui succède.

  • 17 janvier 2019

A la suite de ces élections, l’AUREF propose un nouveau bureau, à ratifier en assemblée générale :

. Président : Denis VARASCHIN

. Vice-Présidents : Joël ALEXANDRE, Christian ROBLEDO

. Trésorier : Jean PEETERS

. Secrétaire : Rachid EL GUERJOUMA

. Membres : Hélène VELASCO-GRACIET et Paul-Marie ROMANI

  • 26 janvier 2019

Communiqué sur  » les droits d’inscription différenciés (« Bienvenue en France ») ».

L’AUREF se félicite que la Ministre ait accepté d’élargir le périmètre de la concertation enfin ouverte, à laquelle elle souhaite participer, et souhaite :

  • « la clarification du sens de l’action que l’Etat entend mener ;
  • la suspension de la mesure dans l’attente de la finalisation de la concertation engagée ;
  • la mise en place d’une étude d’impact de l’augmentation des droits d’inscription ;
  • la définition partagée de mesures financées à même d’accroître la qualité de l’accueil et de l’attractivité des établissements d’enseignement supérieur et de recherche français. »